Un article du quotidien anglais The Guardian explique que, du fait de la persistance des violences, 72 % des Afghans forcés à rentrer dans leur pays en repartent à nouveau, selon une étude récente. Les choses ne vont pas mieux en Afghanistan…
Du fait de la persistance des violences, 72 % des Afghans forcés à rentrer dans leur pays en repartent à nouveau, selon une étude récente.Soixante-douze pour cent des Afghans renvoyés dans leurs pays sous prétexte que les conditions de sécurité y sont remplies doivent fuir à nouveau à cause des violences, selon une étude réalisée pour le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) et l’ONG Internal Displacement Monitoring Centre (Centre d’observation des déplacements intérieurs), basée à Genève.

Le quotidien britannique The Guardian ajoute que le secrétaire général du NRC, Jan Egeland, a commenté les résultats de cette étude, publiée le 24 janvier, en appelant la Norvège, la Grande-Bretagne, le Pakistan et l’Iran au “gel des reconduites et à repenser leurs politiques” à propos de l’Afghanistan. “La rhétorique selon laquelle les choses vont mieux en Afghanistan et que nous pouvons de ce fait y renvoyer des gens n’est pas correcte. Les ministères de l’Immigration disent qu’il est possible d’y retourner en toute sécurité, mais il a été montré que c’est faux”, a-t-il déclaré.

 En 2017, le nombre de demandeurs d’asile afghans forcés à rentrer dans leur pays par la Grande-Bretagne et les autres pays d’Europe a triplé.